Le GMIR

En dépit de la technicité et de l’entraînement des personnels, une blessure grave au cours d’une mission est toujours à redouter. Une convention a donc été signée en 2011 entre le Ministère de l’Intérieur et le CHU de la Réunion afin d’organiser une étroite collaboration entre le SAMU 974 et le GIPN. Cette convention a donné  naissance au Groupe Médical d’Intervention de la Réunion (GMIR). Une collaboration du même ordre existe également à Nice, Marseille, Lille, Lyon, et est en train de se mettre en place en Antilles Guyane.

SAMU 974

Le GMIR est basé sur le volontariat. Les médecins du SAMU 974 autorisés à participer à ses activités sont agréés par le Directeur Départemental de la Sécurité Publique de la Réunion, sur proposition du Directeur du SAMU 974. Ils sont mis à disposition du GIPN et sont à ce titre, pendant la durée de leur mise à disposition, placés sous la responsabilité et l’autorité administrative et fonctionnelle du directeur départemental de la sécurité publique.

Les Groupes d’Intervention de la Police Nationale (GIPN) sont des unités d’élite, créées en 1972. Ils ont évolués depuis et sont actuellement présents dans 10 villes, notamment à Saint Denis de la Réunion depuis 1992. Ils sont amenés à intervenir dans des situations d’extrême violence ou à hauts risques telles que les prises d’otages, les actes de terrorisme, les mutineries dans les prisons, les interpellations d’individus dangereux ou de forcenés.

 

SAMU 974

Ils bénéficient de deux journées de formation par an qui permettent de faire connaissance avec les membres du Groupe, de découvrir le maniement des armes à feu afin de pouvoir les manipuler en toute sécurité, de s’entraîner à des exercices d’assaut. S’il le désirent ils peuvent également participer sur leur temps libre à des exercices physiques ou à des séances de tir, afin de renforcer la coopération avec les membres du GIPN.

Les missions du GMIR sont d’assurer l’assistance médicale directe des fonctionnaires du Groupe lors des interventions ou de certains entraînements à risque lorsque le chef du GIPN le juge nécessaire, de prodiguer des soins à toute personne le nécessitant au cours des interventions, et d’assurer des actions de formations théoriques et pratiques aux premiers secours aux fonctionnaires du Groupe.

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